1er cas :

Sans gestion des cadenas de sécurité par un responsable qualifié, les risques d’accident se trouvent multipliés de façon importante. L’achat des cadenas de sécurité ne devrait pas non plus être confié à un acheteur qui ne recherche que les meilleurs tarifs.

Voici un cas pour illustrer :

Dans une grande usine du Québec, les achats se ravitaillaient chez un serrurier local qui offrait ses cadenas de consignation à bon marché. Tout allait bien jusqu’à ce qu’un jour, des travailleurs découvre que la clé d’un cadenas d’équipement haute-tension pouvait aussi déverrouiller un autre cadenas sur le même tableau. Intrigués, ils ont répétés le même exercise avec les autres cadenas et on réussi à trouver une seconde clé qui pouvait déverrouiller le cadenas d’un autre équipement du même secteur. Le secteur en question est à haut risque car les travailleurs oeuvrent dans une sous-station et manipulent des équipements sous très haute tension (25Kv et 50Kv).

L’heure était grave.

Lorsque le préventionniste a contacté le serrurier, ce dernier s’est défendu en affirmant que le fabricant gardait un registre des cadenas fourni à l’usine et que c’était lui le fautif.

C’est alors que nous sommes intervenu.

Après vérification, il n’y avait aucun registre au nom de la compagnie chez le fabricant. Finalement, les cadenas ont été graduellement mais rapidement remplacés par des cadenas à serrure restreinte.

La situation a été rétablie sans aucune blessure. Et le préventionniste de l’usine est maintenant satisfait d’obtenir la garantie que chacun de ses cadenas sont à clé unique et d’avoir un registre à jour de tout ses cadenas.

2e cas :

Dans une autre grande usine du Québec, le surintendant en santé/sécurité effectuait un bon travail en gardant un registre à jour de ses clés de ses cadenas de consignation mais son fournisseur (un serrurier local) n’avait pas été transparent. Il n’avait pas averti le préventionniste qu’il fournissait deux types de cadenas, un avec code de clé directe et un autre avec des codes de clé secret. Mais ce que tous deux ignoraient, c’est que les codes de clés étaient redondant même si les inscriptions sur les clés étaient différentes.

Après nous avoir approché pour expertise et examiné attentivement leur registre, nous avons découvert que plus de 300 cadenas de consignation étaient redondants et pouvaient déverrouiller d’autres cadenas dans l’usine. Heureusement, il n’y a jamais eu d’incidents, mais le potentiel était présent.

Nous avons fait retirer les cadenas en conflit et introduit des cadenas à serrure restreinte.

Maintenant, la sécurité des travailleurs a été rétablie grâce à notre intervention!

3e cas :

Certains préventionnistes sont attirés par l’idée d’avoir une clé maîtresse dans leur procédure car ils croient que cela leur évitera d’avoir à couper les cadenas lors d’un oubli ou d’une perte de clé. Cependant, ils ignorent qu’un réel danger y est relié.

En fait, pour chaque cadenas à clé maitresse, par décomposition mathématique plus de 30 autres clés peuvent le déverrouiller. Si on multiplie cette possibilité par le nombre de cadenas dans l’usine, on comprend aisément la facteur de risque!

Le danger augmente considérablement quand un sous-traitant arrive avec son propre cadenas car sa clé, qui n’a pas été généré par le système de cadenassage en place de l’usine, risque de déverrouiller d’autres cadenas dans le secteur où il travaille. Un autre facteur important à ne pas négliger est la reproduction/distribution non autorisé ou en masse de la clé maitresse.

Nous suggérons plutôt de couper les anses des cadenas car ils sont facilement réparables à moindre coût et cela réduit assurément les risques d’accidents!

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